23.8.15

Les Aventures d'Oliver Twist, de Charles Dickens


 ★

Genre : roman
Année de publication : de 1837 à 1839 
(en feuilletons)
Édition : Folio
Nombre de pages : 512


Quatrième de couverture : Oliver Twist et ses camarades supportèrent la torture d'une lente inanition trois mois durant : à la fin, ils devinrent si enragés de faim, que l'un d'eux laissa entendre d'un air sombre à ses compagnons qu'à moins de recevoir une écuellée supplémentaire per diem, il craignait bien d'en arriver quelque soir à dévorer son voisin de lit, un chétif freluquet d'âge tendre. Il avait l’œil égaré et avide, et tous le crurent sans hésitation. On tint conseil et on tira au sort pour désigner celui qui le soir même, à la fin du dîner, irait trouver le surveillant pour lui demander un supplément ; le sort tomba sur Oliver Twist.

Mon avis : Encore un incontournable mais de littérature "classique" cette fois. J'imagine qu'il n'est pas très utile que je vous parle franchement de l'histoire, on a tous déjà été confrontés à diverses adaptations du roman de Dickens, que ce soit en bande dessinée, en dessin animé ou en film (celui de Polanski en 2005, avec Ben Kingsley en Fagin et Mark Strong en Crackit, m'a laissé un relativement bon souvenir). Ceci dit, le roman, s'étalant sur plus de 500 pages dans cette édition, narrant non seulement les aventures de Twist mais aussi celles de personnages secondaires influant d'une manière ou d'un autre sur le gamin (ce ne sont pas de véritables digressions je veux dire), retarde toujours plus l'échéance et maintient un suspens assez étouffant. La misère, la malchance et les maltraitances que subit constamment Oliver font grincer des dents ; surtout lorsqu'il traverse un épisode heureux et que l'on sait – évidemment ! – que de nouveau il sera malmené, et que ça semble n'en jamais finir. Après tout, c'est probablement ce qui fait que ce roman d'apprentissage est encore apprécié ; on a beau connaître l'histoire dans ses grandes lignes, on prend toujours en pitié ce pauvre môme, incarnation de l'innocence et de la gentillesse, et on s'insurge contre ces vilains personnages qui lui mènent la vie dure (oui, c'est très manichéen tout ça).
Concernant l'écriture, je pense qu'il n'y a rien à redire : c'est du Dickens. De la bonne littérature "à l'ancienne" ais-je envie de dire. Certes j'ai lu la traduction française, mais style et ironie sont toujours de mise (si ce n'est qu'ils ont décidé de traduire Oliver par Olivier et que ça me défrise). C'est toujours plus dense et plus difficile à lire qu'un des best-sellers de cet été j'imagine, mais c'est tellement incomparable. Ceci dit, je ne suis pas fière de nous quand je sais qu'un roman actuel écrit pour adulte ne contient pas la moitié du vocabulaire, des phrases alambiquées ni des effets de style d'un Dickens à la base censé être lu par des enfants. On régresse.

4 commentaires:

  1. Tu me donnes envie de me mettre à ces classiques que je n'ai jamais lu et qui manquent à ma culture ! Mention spéciale à la photo finale qui est juste parfaite pour illustrer cet article, et adorable qui plus est :)

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    1. Oui, j'objétise complètement mes gamins ^^

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  2. Un livre que je n'ai jamais pu terminer.... :/

    Et la photo est géniale ! ;)

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    1. Il y a des passages longuets, d'autres qui sont durs pour les nerfs, mais ça vaut le coup de s'acharner pourtant.

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