29.5.16

L'Ombre du Vent, de Carlos Ruiz Zafon


Genre : roman
Date de publication : 2001
Édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 636

Quatrième de couverture : Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon – Daniel Sempere, le narrateur – dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant est ainsi convié par son père à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y « adopter » un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets « enterrés dans l'âme de la ville » : L'Ombre du vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique où les mystères s'emboitent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon même inextricablement la littérature et la vie.

Avis tristelunaire : Ce livre m'a été offert, il y a plusieurs années, par Yothe (mon ex belle-mère). Si souvent il m'a fait de l’œil, l'idée de m'embarquer dans plus de 600 pages m'en a tout aussi souvent détourné. J'essaie d'alterner la littérature disons « classique » et les littératures « fantastiques » et les livres courts et les livres longs et suis assez rarement tentée par un livre qui rentre dans ma vision du « classique » et du « long ». Quel dommage ! J'ai attendu cinq ans avant de lire cette petite merveille, simplement parce que je n'avais pas envie de lire un roman de plus de 500 pages si ce n'était pas de la fantasy ! Je crains.
Il y a bien une raison si ce livre a remporté plusieurs prix de littérature : c'est sa formidabilité, son formidabilisme, son caractère formidable quoi. C'est un livre superbement bien écrit, ou bien le traducteur est un génie, à vrai dire je n'en sais rien. L'histoire en mêle plusieurs, qui se dévoilent au fur et à mesure de l'enquête et font progresser l'intrigue – ce ne sont pas ces digressions inutiles que j'abhorre dans certains romans. Les personnages sont profondément intéressants. Et je ne trouve aucun point négatif à soulever (en fait si, mais il est minime : les personnages féminins qui tombent enceintes après leur tout premier rapport et savent dès le lendemain qu'elles attendent un enfant... bon. Rappelons qu'une femme n'est fertile que quelques jours par mois et que la fécondation ne se fait pas en 10 minutes, il faut au moins une semaine pour observer des symptômes, si ce n'est plus).
Et comble du comble, et voilà bien la preuve de la formidabilité de L'Ombre du vent, de son formidabilisme, de son caractère formidable : ça faisait très longtemps que je n'avais pas versé une larme en refermant un roman après l'avoir terminé.

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