2.3.16

Bilan culturel de Février 2016

En tant que personne dotée d'une très grande créativité et d'une originalité très développée, j'ai complètement pompé sur le blog de Bloody Lucy l'idée de faire des articles culturels mensuels. Ces derniers temps j'ai lu pas mal de bouquins (les jumeaux s'autonomisent et j'ai levé le pied sur Minecraft), et il s'avère que je n'ai pas tellement le temps d'écrire des articles consacrés à chacun et surtout qu'au bout d'un moment mon blog deviendrait une espèce de « blog lecture », ce dont je ne veux pas plus que d'un « blog de maman ». Bien sûr quand j'aurais l'occasion d'aller au cinéma (une seule séance depuis la naissance des affreux, autant parler d'évènement rare) je ferai un article spécialement dédié au film visionné ; ou bien quand je tomberai sur une pépite de littérature, ou quand il s'agira de sagas, je ferai de même. Sinon, le commun culturel découvert mensuellement rejoindra ces articles un peu fourre-tout dans lesquels je ne traiterai pas longuement de chaque sujet.

Cinéma :
«SPECTRE», réalisé par Sam Mendes
2015

  
Un dernier James Bond pour terminer, malheureusement pas du tout en beauté, l'incarnation du personnage par Daniel Craig. Y avait moyen que ce soit génial, mais c'était inutile. Le casting : formidable, mais... bon, Craig dans le rôle de Bond on a fini par s'habituer ; Monica Bellucci, à peine vue, juste pour faire joli ; Léa Seydoux, joue plat, niais, fade (mais où était la «BELLE ÉPINE» qui m'avait presque faite tomber amoureuse d'elle malgré un vieux streaming moisi ?) ; et le méchant, malgré la promesse d'un Christoph Waltz, était tout miteux aussi. A la tête de la terrible organisation qui donne son nom au film, il arrive quand même a passer pour le plus malingre des vilains. En même temps, passer après Mads Mikkelsen et Javier Bardem (ô ces deux merveilles), c'était pas facile, mais Christoph Waltz quoi ! c'est comme pour Léa Seydoux : y avait tellement moyen de tirer cent fois mieux d'eux !

un peu de nostalgie, pour le plaisir des yeux
La lumière qui est faite sur le passé de Bond est décevante, la simple maison de «SKYFALL» laissait planer un agréable mystère qu'on n'aurait pas du percer. Les scènes d'action sont longues et apportent peu. La James Bond Girl (Léa Seydoux donc) fait pâle figure, mais vraiment très très pâle, après l’excellente Vesper de «CASINO ROYALE» ; la fin improbable du film laissant d'autant plus un goût d'amertume et d'incompréhension. Et pire qu'à chaque fois, tout se déroule exactement comme il faut pour tirer Bond d'affaire ; dès qu'on le croit à quelques millimètres de la mort, quand un combat semble en tous points raté, qu'on se dit que le film ferait mieux de se terminer là, sur un the end abrupte mais qui mettrait fin à toute cette mascarade, et bien non ! la chance, la super-méga-chance fait que la dernière balle du flingue va aller toucher la bonne zone de l'hélicoptère à de nombreux mètres, en pleine nuit et le faire tomber pile au bon endroit, laissant vivant juste le seul personnage qu'il nous intéresse de voir en vie... non, là c'était trop. Et cette fin. Non. Quel dépit.

«PACIFIC RIM», réalisé par Guillermo del Toro
2013


Une petite perle, à mes yeux. Découverte bien trop tard : je regrette vraiment de ne pas l'avoir vu au cinéma. Des créatures géantes – des kaijus – qui sortent d'une brèche dans l'Océan Pacifique (en réalité un portail dimensionnel entre notre monde et un autre) et détruisent des villes entières sur leur passage ; c'est du format Godzilla, et ça sort fréquemment. Des robots de même taille – des jaegers – créés pour se battre contre les envahisseurs, et pilotés par des binômes d'êtres humains. Des personnages simples mais attachants, des kaijus sublimes, un Ron Perlman improbable et un panel d'acteurs peu connus qu'il est plaisant de découvrir. Une musique qui dépote : . Juste de quoi passer deux heures à jubiler en regardant un film qui joue à fond sur les clichés du genre, avec une ambiance et une photographie du tonnerre ; en même temps, c'est du del Toro, je n'en attendais pas moins. Ce visionnage de février était peut-être mon quatrième ou cinquième de «PACIFIC RIM», et décidément je ne m'en lasse pas.

«ANNABELLE», réalisé par John R. Leonetti
2014


Dans le genre film d'horreur à suspens, j'ai largement préféré «CONJURING : LES DOSSIERS WARREN» ; je pense à lui car les Warren (couple de médiums, chasseurs de fantômes, que sais-je encore) sont censés être les derniers possesseurs de la poupée Annabelle. Fichue poupée hantée qui poursuit une femme et son bébé. Alors évidemment c'est du gros cliché, mais pour le coup j'aurais préféré qu'on sorte un peu des sentiers battus. Ces personnages qui savent pertinemment qu'ils sont harcelés par un esprit, qu'il peut y avoir des conséquences physiques (et psychologiques évidemment) graves, mais qui s’obstinent à passer leurs journées seuls, qui laissent les enfants dormir seuls dans leur chambre, qui descendent seuls à la cave pour se retrouver bloquer en bas alors que le bébé dort en haut. Non mais merde, mais soyez moins cons ! Ça fait partie du délire, je sais, que de nous faire stresser pour ces stupides personnages, mais bon. Au moins dans «CONJURING» ça change, la famille entière est hantée, l'esprit peut frapper n'importe quoi n'importe quand dans la baraque, et c'est d'autant plus flippant !

«HIDALGO», réalisé par Joe Johnston
2004



Ça faisait des années et des années que je voulais voir «HIDALGO». Fût un temps j'étais fan du «SEIGNEUR DES ANNEAUX» et plus particulièrement de Viggo Mortensen (après avoir eu une vilaine passe Orlando Bloom) ; c'est à cette époque qu'est sorti ce film (je ne sais pas si on peut le considérer comme un western ou non...) qui retrace une partie de la vie de Frank Hopkins, cow-boy de mère amérindienne et excellent cavalier grâce notamment à Hidalgo, son mustang. On lui propose de traverser l'océan pour aller concourir à un prix dans le désert arabe ; un petit mustang contre les plus grands purs-sangs. C'est gentiment cousu de fil blanc, et absolument pas inoubliable. A voir surtout pour la photographie et les paysages.

Littérature :

Les Chroniques des Féals
Article à venir sur cette jolie trilogie.

Musique :


Ce mois-ci, pas vraiment de découverte musicale. Depuis que Grooveshark a fermé ses portes je n'ai pas encore trouvé de nouveau support de découverte ; je vais essayer d'utiliser de plus en plus Youtube pour aller écouter des albums juste à partir de titres ou artistes dont je lirai les noms par-ci, par-là.
Pas de découverte donc, mais un concert : celui du duo français AaRON. Comme beaucoup, j'ai découvert ce groupe grâce à la chanson «U-Turn» (quand j'étais au lycée) ; puis quelques temps après j'ai eu l'occasion d'écouter l'album Artificial animals riding on Neverland en entier. Il ne m'a pas quitté depuis. Ayant la partition de ce premier album au complet, je m'en suis tellement donné à cœur joie au piano que je connais plusieurs morceaux par cœur et les aime d'autant plus. Pourtant je n'ai jamais cherché à savoir ce qu'ils avaient pu sortir d'autre, et jusque là je me contentais de ça. J'avais simplement vu John Malkovich annoncer la sortie de leur dernier album, We cut the night ; et m'étais dit que je finirais bien par aller l'écouter. Ce que je n'ai pas fait. Alors que j'ai écouté et regardé Malkovich en boucle ; cet acteur est fabuleux (et encore, le mot est faible).


Quand une amie m'a proposé d'aller voir AaRON en concert, j'ai pensé que c'était l'occasion de découvrir ce qu'ils faisaient maintenant.
Je ne peux pas vraiment donner mon avis sur ce concert dans le mesure où c'était seulement le deuxième de ma vie ; je n'ai pas de points de comparaison et bien trop peu d'expérience pour émettre un jugement un tant soit peu objectif.
Ceci dit, j'ai passé un excellent moment ; c'était très agréable d'entendre mêlés ces nouveaux morceaux un peu électro-pop et les anciens, plus acoustiques. Les jeux de lumière dans la salle du Chato'do à Blois, étaient vachement sympathiques. Le duo et leurs deux musiciens étaient au top. Enfin c'était chouette quoi !
Seul regret : qu'ils n'aient pas chanté leur «Tunnel d'Or». Mais on a eu «Little Love» alors je m'estime déjà plus que satisfaite.

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