29.2.16

Les Monades urbaines, de Robert Silverberg


 ★
 
Genre : roman d'anticipation
Date de publication : 1971
Édition : Le Livre de Poche
Nombre de pages : 253

Quatrième de couverture : En l'an 2381, la Terre porte soixante-dix-milliards d'êtres humains dont la devise est : Croissez et multipliez. Ils habitent des tours de mille étages – les monades urbaines – te jouissent d'une totale liberté sexuelle. Ils ne quittent jamais leurs villes verticales et explorent rarement un autre étage que le leur. Ils vivent l'utopie, la promiscuité, le bonheur.
Qui en doute est malade. Qui est malade est soigne. Qui est incurable est exécuté.
Micael, l'électronicien, rêve pourtant de la Terre du passé, de l'océan, de la nature, qu'il a découverts à travers un film vieux d'un siècle. Il fuit.
Et Jason, l'historien, armé par son savoir contre tous les tabous anciens, redécouvre de son côté un sentiment proscrit, la jalousie.

Avis tristelunaire : Ce n'est pas Le Meilleur des mondes d'Aldous Huxley, mais je pense qu'il peut être rangé à côté dans une bibliothèque sans en rougir. Divisé en 7 chapitres, centrés chacun sur un personnage différent, il permet de voir ce mode de vie soit-disant utopique sous de nombreux angles. Dans ces mondes verticaux où il n'existe plus de pudeur, où l'on vit pour procréer, où l'on a beau se marier dès la puberté on est libre de vagabonder à la recherche d'autres partenaires dès la nuit tombée, on erre entre la perte de personnalité des individus, conformés aux attentes de la société dans laquelle ils évoluent (ou justement n'évoluent pas), et le retour à l'humanité de certains d'entre eux, qui empruntent alors un chemin dangereux car il n'y a pas de place pour les marginaux dans les monades, et qui devront jouer à vie la comédie pour laquelle ils sont nés ou risquer ce qu'ils appellent "la chute". Une anticipation bien menée, sordide, qui va droit au but, ne se perd pas dans des digressions inutile (ou si peu) et marque l'esprit d'une manière que je pense durable (je ne peux pas encore garantir cette durabilité – je l'ai lu le mois dernier, mais il m'a laissé cette reconnaissable impression d'indélébilité quand je l'ai refermé et rangé).
D'ailleurs, c'est drôle, quand j'ai mentionné Le Meilleur des mondes je pensais à un rangement en termes de genre et de qualité littéraire ; or, je range mes livres par titres et Les Monades urbaines se retrouvent alors voisines du roman d'anticipation de Huxley. L'ordre alphabétique fait bien les choses.

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